12.10.2009
intervention sur la rentrée scolaire (conseil municipal du 7 octobre 2009)
Intervention de Bertrand POTIER, adjoint au Maire
Au Conseil Municipal du mardi 7 octobre 2009
Voici, à partir des notes ayant servi de support à mon intervention, une remise en forme de mes propos.
Monsieur le Maire,
Cher(es) collègues,
Il est de notre responsabilité de faire un bilan de la rentrée scolaire sur notre ville. Au delà du rapport détaillé présenté par D... E.... (je limite l'usage de noms propres au sein de ce bloc notes, afin d'éviter une « googelisation involontaire ») maire adjoint en charge de l'enseignement primaire, notamment sur l'évolution catastrophique du nombre d'emplois au sein de l'éducation nationale, j'évoquerai rapidement quelques questions.
Nous ne sommes pas à l'assemblée nationale, cependant élus municipaux nous devons veiller au respect de l'éducation nationale et dénoncer une politique gouvernementale qui clairement porte atteinte à notre idéal républicain et social d'une éducation nationale dans toutes le villes et dans tous les quartiers.
Nous avons à ce jour des situations tendues en matière d'effectifs spécialement dans les collèges.
Certes sur les 7 collèges de la ville, nous avons un collège avec une moyenne globale de 20 élèves par classe, et nous avons 3 collèges avec des moyennes d'élèves par classe de 21
Par contre nous avons 3 collèges avec des moyennes de 23 ou 24 élèves et même pour l'un 25 élèves. Cela signifie des niveaux par exemple de 6ème ou 5ème ou 4ème à plus de 26 ou 27 élèves en moyenne pour les niveaux considérés.
Nous avons également des carences flagrantes en personnels de vie scolaire
Par ailleurs, la remise en cause insidieuse des SEGPA, section d'enseignement professionnel Adapté est un sujet de préoccupations. En la matière nous devons faire un parallèle avec l'action de casse du ministère à l'encontre des RASED. La politique de non orientation vers les SEGPA et de fermeture de classes de ce type dans le Val de marne procède de la même logique destructrice.
Nous avons également des lycées avec des emplois du temps aberrant qui notamment remettent en cause les choix en matière de langue.
La généralisation du bac professionnel en 3 ans est démagogique et est le fruit d'une volonté de faire des économies sur la durée des études. Dans les faits, le bac pro en 3 ans va conduire à l'échec d'un grand nombre de jeunes qui avaient besoin de 4 ans de formation pour obtenir un bac reconnu.
Ces bacs en trois ans deviennent un sprint pour les jeunes qui sont amenés à se former en alternance.
De manière générale nous devons dénoncer sans relâchement la logique concurrentielle dans laquelle le gouvernement place les établissements d'enseignement secondaires. Ceux ci se trouvent placés dans des logiques concurrentielles qui sont une spirale à l'échec pour les élèves en difficulté.
Dans ce contexte, je tiens à souligner l'effort que notre ville déploie pour porter attention à chacun des collèges et spécialement à ceux qui à un moment donné peuvent avoir le plus besoin de notre attention pour interpeller l'inspection académique et favoriser des partenariats qui soient porteurs d'avenir pour chaque jeune quelque soit son collège. Bien que les collèges ne soient pas de notre responsabilité, nous savons que l'intérêt que nous manifestons pour chaque collège est porteur d'avenir pour les collégiens et donc pour notre ville.
A cet égard le travail de recensement que nous avons effectué pour mieux appréhender ce que notre ville fait, est un atout intéressant. Chaque conseiller a eu d'ailleurs un exemplaire de ce travail lors d'une réunion que nous avons tenu en septembre avec tous les conseillers siégeant au sein des conseils d'administration des établissements du second degré. Ce document de travail nous servira dans nos relations avec les établissements et les parents d'élèves qui seront élus les 16 et 17 octobre.
Au demeurant, conformément au programme municipal, nous réunirons à nouveau les parents d'élèves après les élections des 16 et 17 octobre prochains. Nous l'avions fait en novembre 2008 et nous le referons en novembre 2009.
Les subventions que nous apportons aux associations de parents d'élèves sont à cet égard fondamentales pour nourrir la vie associative et démocratique et pour œuvrer en faveur d'une éducation nationale qui associe pleinement les parents.
A ce stade je dois souligner que la reconstruction du collège MONIOD et la question d'un collège pour le port à l'Anglais sont posées avec force. Des réunions de travail se tiennent au niveau des services. Au sein de la municipalité nous refaisons le point prochainement après en avoir parlé rapidement lors de l'avant dernier Bureau Municipal (le maire et les adjoints).
L'attention de notre ville porte également sur l'enseignement supérieur.
La présence de notre ville hier mardi 6 octobre et ce mercredi 7 octobre à un forum organisé par l'université paris 12 sur son campus est l'expression de notre attention vis à vis de Paris 12 et est la manifestation de notre intérêt à l'égard du développement des implantations de cette université sur notre ville, au-delà de la présence de l'IUT, à ce jour sur le domaine de CHERIOUX.
Notre ville a été vigilante pour accueillir des logements étudiants. Cependant les besoins sont immenses. Il faut que le CROUS réponde à cette exigence. Le gouvernement préfère laisser la logique financière privée régir cette question...
Pour conclure, je soulignerais que nous sommes attachés, à Vitry, aux services publics ; Notre ville l'a exprimé lors de la votation citoyenne pour la poste
Les dispositions prises par le gouvernement en faveur de l'enseignement privé sont à cet égard déstructurant de la cohésion sociale
Notre ville se doit de continuer à être vigilante, offensive et efficace politiquement pour défendre l'éducation nationale de la maternelle à l'université. Notre République en a besoin !
20:23 Publié dans conseil municipal, conseil municipal 2009 10, défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : service publique, république
22.07.2009
Après les RASED, la casse des SEGPA?
La situation politique est particulièrement grave et il importe de construire un rassemblement politique à la hauteur des enjeux pour notre pays!
Cela est une fois de plus indispensable au regard des attaques menées par le gouvernement contre le service public de l'éducation nationale.
La presse (le parisien 10 juillet 2009) a fait état des difficultés rencontrées pour l'affectation des élèves dans les établissements secondaires.
Ainsi, la politique de désectorisation des établissements continue de distiller son venin. Elle contribue à une démarche concurentielle opposée à un service public de qualité pour tous.
Dans le contexte de suppression de postes dans l'éducation nationale, les attaques continuent à l'encontre des dispositifs existants pour le réel soutien des élèves en difficulté
Avec la mise à bas des dispositifs RASED, Réseau d'aide et de soutien des élèves en difficulté, a été détruit un dispositif qui était bien utile pour lutter contre l'échec scolaire dans l'enseignement primaire. Ce ne sont pas les dispositifs de soutiens assurés par l'ensemble des enseignants qui vont répondre aux besoins. Au demeurant le nombre d'heures de cours effectivement dispensées, se trouve diminué.
La fermeture, dans le Val de Marne, de 8 classes de 6ème et de 5ème de SEGPA est de la même démarche. Elle va contribuer à noyer des élèves qui avaient besoin d'un enseignement adapté à leurs besoins. Ces élèves vont se trouver plongés dans des classes de 6ème et de 5ème, au sein desquelles ils ne pourront pas bénéficier d'un accompagnement qui était assuré avec des effectifs réduits (autour de 16 élèves) et avec une pédagogie particulière.
La réduction du nombre de classes de SEGPA va contribuer à une concentration des élèves accueillis au sein de moins d'établissements. Ceux ci seront de fait encore plus éloignés du domicile de certains des jeunes concernés. Cela ne contribura pas à une bonne insertion scolaire!
Il s'agit d'une mesure particulièrement grave pour laquelle une Vive réaction est bien nécessaire.
Les premières actions engagées par la FCPE et des enseignants doivent être appuyées en urgence.
Adjoint au Maire de Vitry, en charge notamment des relations avec l'enseignement secondaire, je me dois d'exprimer une vive opposition à cette politique de fermeture de classes de SEGPA.
22:07 Publié dans défense de l'école publique, Dossiers, des données pour analyser, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segpa, collège, service public
03.05.2009
50ème anniversaire du lycée Romain Rolland, des ambitions pour l'enseignement à VIYTRY
Le 2 mai 2009 étaient fêtés les 50 ans du Lycée Romain Rolland, 1958 2008
L’évènement était remarquable en raison de la mobilisation d’un noyau d’anciens élèves aussi de la participation active d’enseignants et d’élèves.
Voici des extraits du texte qui a servi de support à mon intervention, en fin de matinée, après le proviseur, après la présidente de l’association des amis du lycée et d’une élève de 1ère, et avant celle du député maire d’IVRY
Je n’ai pas repris mots pour mots le texte ci-dessus. Je l’ai notamment adapté car le Recteur, annoncé comme présent, était absent et non représenté…
L’objet de l’intervention était de féliciter les organisateurs mais également de souligner les évolutions depuis 1958…et surtout d’affirmer l’urgence pour notre ville d’accueillir des formations d’enseignement supérieur !
J’ai supprimé les références nominatives à des personnes. C’est un principe que je m’impose, peut être à tort. Mon souci est de ne pas contribuer à une « Googelisation » excessive et parfois dangereuse?
http://romain.rolland.ivry.free.fr/
Bonne lecture,
"Je vous transmets d’abord les salutations du Maire de Vitry Sur Seine, Alain A...... qui ne pouvait être avec nous ce jour.
Je dois souligner, au titre de la municipalité de VITRY, la présence de
Cécile V………… et de Jean Pierre M……. également Adjoints, au maire de VITRY qui, dans le cadre de leurs attributions, ont été attentifs à la mise en œuvre des moyens matériels et humains, mis à disposition par la ville de VITRY pour l’aménagement des installations et la communication nécessaire pour cette Fête.
Je salue aussi la présence Cory H……, conseillère municipale de VITRY
- je salue bien entendu M. ….., le proviseur du Lycée, et je ne peux que regretter l’absence de, M. …….. Recteur de l’académie de CRETEIL et qui était annoncé. En effet, je souhaitai profiter de l’occasion pour lui donner un rendez vous….
Je salue chaleureusement les Ivryens et les Vitriots mais également tous ceux que la vie a éloigné de nos villes, au sein du Val de Marne ou au-delà.
Alors, 50 ans,
Que d’émotions ! Quelle détermination ! Que d’ambitions !
Et que de rendez vous à venir !
Que notre mémoire soit ancienne ou plus récente, que d’émotions en retrouvant ces lieux, d’entendre à nouveau des voix, de reconnaître des visages.
Que d’émotions pour les animateurs de l’association « les amis du lycée Romain Rolland » qui ont exprimé la volonté de donner un éclat particulier à ce cinquantenaire. Bravo à eux !
Bravo aux élèves et au personnel du Lycée, enseignants ou en charge de la direction, de la gestion, de l’animation et de l’entretien de ce lycée.
L’émotion, elle est également dans la contribution des élèves du Centre RABELAIS de Formation des Apprentis, CFA de l’éducation nationale spécialisé dans les métiers de la restauration et de la boulangerie implanté à VITRY. C’est grâce à eux, et à leurs enseignants, que l’organisation de la restauration a été facilitée.
Quelle détermination de la part de de l’association des amis du lycée et de son bureau, Martine …….., la présidente, Catherine V………. la trésorière, Noel D……… le trésorier adjoint, Frédérique L …….. la secrétaire qui a été une actrice efficace pour expliquer l’initiative et impliquer pleinement notre ville et je dois citer Redouane R…….. ainsi que Roger Le B…….. et tous ceux qui se sont agrégés à ce premier noyau déterminé et déterminant !
La détermination elle a été aussi celle du personnel du Lycée et celle des élèves qui se sont impliqués dans cette fête qui n’est pas simplement tournée vers le passé mais aussi ancrée dans le présent et ouverte sur l’avenir.
La détermination, elle est également celle de tous ceux qui ont la conviction que l’éducation doit être nationale, qu’elle doit être moderne et à la hauteur des enjeux de notre monde. Nous en sommes convaincus, nous tous venus de toutes latitudes et de toutes longitudes et pour certains maintenant éloignés de VITRY ou d’IVRY.
Quel chemin parcouru depuis 1958, année où était créé sur nos villes un premier établissement d’enseignement secondaire du second cycle, l’annexe du lycée Henri IV de Paris.
Avec le développement de nos villes, avec l’implication du conseil régional, au cours des derniers mandats.
Ivry sur seine a vu la construction du lycée Fernand Léger,
Vitry sur seine a vu se créer et se développer des lycées polyvalents qui accueillent de nombreuses filières dont des formations qualifiantes professionnelles
Je citerais :
· le lycée jean jacques Rousseau, 360 élèves formés dans les filières professionnelles et technologiques du tertiaire,
· le lycée Camille Claudel, le voisin immédiat qui forme 460 élèves dans des filières tertiaires mais également dans les domaines du prêt-à-porter, de la mode et du vêtement.
· Le lycée jean Macé (1500 élèves) établissement flambant neuf grâce aux Conseil régional.
· Le lycée CHERIOUX (1300 élèves) établissement situé dans le cadre du domaine de CHERIOUX au cœur d’un campus magnifique
Ces 2 derniers établissements, au-delà de l’enseignement général, accueillent des filières remarquables dans les domaines des sciences de la vie et des sciences de l’ingénieur, du génie mécanique et électrotechnique dans les filières du génie civil et du bâtiment du design, des arts appliqués.
· Quant au Campus de CHERIOUX il est appelé à se développer avec l’IUT de CRETEIL VITRY de l’université Paris XII. Au-delà des formations existantes dans la chimie et les réseaux télécommunications, L’université Paris 12 entend bien implanter rapidement sur le campus de CHERIOUX de nouvelles formations d’enseignement supérieur dans le domaine de la Chimie. Il faut que l’Etat l’aide dans cette démarche.
En disant cela, en tant qu’adjoint au maire de VITRY, je ne m’éloigne pas de ce 50 ème anniversaire du Lycée Romain Rolland. En effet, après avoir évoqué l’émotion, la détermination, j’entends bien exprimer également une ambition pour nos villes et leurs habitants.
Notre ambition est, d’aller au delà de la présence de plus de 5500 lycéens qui suivent des formations dans les lycées d’ IVRY VITRY.
L’exigence est que soient développées sur nos ville l’offre de formation pour s’adapter à notre monde et notamment par la diversité des langues enseignées. L’exigence est également que l’Etat développe grandement l’enseignement post baccalauréat sur Vitry au-delà des 350 étudiants en BTS tant sur Jean Macé que sur CHERIOUX et des 430 étudiants au sein de l’IUT.
Vous comprendrez, qu’en présence des lycéens d’hier et d’aujourd’hui,
En présence du recteur de l’académie de CRETEIL je ne puisse donc qu’exprimer une double ambition
1. que l’éducation nationale, service public laïc et républicain, ne soit pas abandonnée à une logique concurrentielle assortie d’une privatisation comme c’est le cas actuellement particulièrement dans l’enseignement supérieur et le secondaire.
2. que nos villes, parties prenante du territoire fédéré dans l’association seine amont développement, et intégrées au sein de l’Opération d’intérêt nationale, bénéficient d’une réelle attention au titre de l’enseignement public et particulièrement secondaire et supérieur.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Ainsi, il n’est pas possible de demander à nos villes de participer à la nécessaire construction de logement, à l’accueil de nouveaux emplois et d’ignorer les moyens nécessaires de la part de l’Etat pour développer un enseignement supérieur. (BTS, Classes préparatoires, université). Entre CRETEIL et CACHAN pour laquelle l’Etat n’a comme seul projet que de déplacer l’Ecole Normale Supérieure vers SACLAY.
L’Etat doit être cohérent ; il y a place pour des projets d’enseignement supérieur sur nos territoires. Il en va de la cohérence de toute politique pour nos villes, pour la région parisienne, la région Ile de France.
Pour achever ce propos, j’évoquerais deux rendez vous,
Le premier rendez vous; cela serait l’an prochain M. le Recteur, j’émets le souhait que vous veniez avec nous tous pour le 51ème anniversaire et que soit inaugurées de nouvelles filières post baccalauréats dans les lycées que je viens de citer ou avec les universités.
Le second rendez vous, spécialement à l’intention de ceux qui ne sont plus habitants d’Ivry ou de Vitry, est pour que que vous reveniez tous à l’automne pour non seulement visiter une nouvelle fois le mac val, mais aussi pour découvrir l’exploradome, musée interactif et pédagogique autour des sciences et qui s’implante, en septembre, à VITRY sur la place du marché.
Vous profiterez de cette visite pour aller en soirée à un spectacle au Théâtre jean VILAR ou à l’espace culturel de Gare au théâtre à VITRY ou au théâtre Antoine VITEZ, au théâtre des quartiers d’IVRY, si ce n’est au cinéma le Luxy à IVRY ou aux trois cinés Robespierre de VITRY.
Vous pourrez vous promener au parc Joliot Curie, le parc des cygnes, ou au parc du centre ville à coté de la bibliothèque ou vous ferez une randonnée dans le parc des lilas…et je m’arrête dans ce catalogue.
Vitry est un territoire d’invention et d’innovations culturelles, mais aussi scientifiques, et technologiques (Laboratoires du CNRS, centre de recherche SANOFI avec + de 1500 chercheurs, activités de l’Air liquide, Turbines à combustion d’EDF, laboratoires d’essai de la SNCF, laboratoire de recherche du Caoutchouc et des polymères) Vous l’avez compris, Vitry territoire d’invention et d’innovation, Vitry va se doter d’un office du tourisme !
Vous êtes donc toujours bienvenus dans nos villes et pas seulement en ce jour de fête ! ou dans quinze jours pour les fêtes du LILAS !
07.02.2009
A Vitry des assises ...pour le service public de l'éducation nationale!
Le mardi 3 février, en l’Hôtel de ville de VItry, à l’occasion de la première rencontre des assises vitriotes sur l’éducation,
en tant que Maire adjoint en charge notamment de suivre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur sur notre ville, j’ai souhaité évoquer quelques préoccupations fortes. En voici quelques aspects plus détaillés. Une intervention d e 5 minutes après 2 heures de débats ne permettait pas à ce stade d’aller bien loin dans les développements !
I – Je ne suis pas revenu sur ce qui a été bien expliqué par les intervenants précédents sur les dispositions particulièrement inquiétantes prises par le gouvernement s’agissant de l’enseignement primaire. J’ai insisté sur quelques aspects relatifs à l’enseignement secondaire et supérieur:
1°) Il importe de relever les atteintes à la formation des enseignants avec la remise en cause de nombreux acquis du travail mené au sein des Instituts universitaires de Formation. La logique du gouvernement est d’abonner les coûts relatifs à la formation initiale de ses enseignants. La formation sera de fait externalisée et limitée à une préparation au recrutement. Cette situation entraînera une prise de poste sans formation professionnelle, notamment en matière de pédagogie.
2°) La généralisation des Bacs professionnels en 3 ans n’est certainement pas motivée par un souci d’accélérer la formation à un diplôme de qualité. Cette réforme est fondée sur la volonté, une fois encore, de baisser les coûts de formation en réduisant la durée de celles ci. Autant pour certains jeunes, un bac professionnel en 3 ans peut être une très bonne opportunité, autant l’abandon des BEP va compromettre l’accès à un diplôme qualifiant pour les jeunes qui ont besoin de temps pour progressivement acquérir des compétences générales et professionnelles nécessaires.
3°) S’agissant des lycées, le recul, semble t-il temporaire, du gouvernement sur la réforme des lycées, telle que M. DARCOS l’avait imaginée, doit nous permettre de réaffirmer la nécessité d’un lycée ouvert à toutes les dimensions de la culture et offrant un socle suffisamment étendu.
4°) Dans les collèges, l’absence de politique cohérente en terme de moyens renforcés pour les élèves en difficulté est préjudiciable. Les dotations horaires des collèges sont encore distribuées de manière malthusienne et ne sont pas volontaristes pour assurer un socle commun et mieux aider les élèves en difficulté, sans obliger les conseils d’administration à effectuer des arbitrages contre nature.
5) Dans l’enseignement supérieur, les I.U.T. sont particulièrement inquiets pour leur avenir et spécialement pour la pérennité de leurs financements. S’agissant des universités, la loi LRU n’a pas finit d’instiller le venin d’une concurrence débridée et maintenant la remise en cause du statut d’enseignant chercheur suscite une réaction hostile de ceux-ci.
Pour l’ensemble de l’enseignement secondaire et supérieur la détermination du gouvernement de systématiser une logique concurrentielle entre établissement ne peut que remettre fondamentalement en cause le service publique et sa logique d’égalité républicaine. Au demeurant celle-ci n’est pas ennemie de la qualité mais elle est le socle d’une société démocratique.
Ces assises ont pour objectif de bien mettre en lumière les critiques exprimées à l’encontre de mesures qui portent atteinte au service public. Mais, elles ont également pour objectifs de dessiner des revendications importantes à l’égard de l’éducation nationale pour notre ville.
II) Ainsi, alors même que le gouvernement entant systématiquement supprimer des postes dans le primaire (RASED etc..) comme dans le secondaire (remise en cause des SEGPA etc..), des exigences apparaissent bien par exemple pour notre ville
a) Exiger des postes pour la vie scolaire, aspect fondamental des attentes à l’égard des collèges spécialement. Il convient cela a déjà été évoqué, refuser le discours du classement des établissements et celui sur la performance. Celui-ci a pour but de valoriser des établissements souvent privés qui, la plupart du temps, n’ont aucun mérite de prendre des enfants ayant un bon niveau et de ne pas les mener à l’échec. Les indicateurs de réussite, avec ceux relatifs à l’origine sociale des jeunes doivent simplement orienter la puissance publique pour connaître vers quels établissements des moyens supplémentaires doivent être dirigés.
Chacun des parents d’élèves des collèges sait combien la présence de personnels qualifiés, pour assurer la sérénité et la vie scolaire au sein des établissements est déterminante.
Dans le passé, l’Education Nationale recrutait des surveillants qui étaient des étudiants, souvent déjà diplômés, et qui, par un statut particulier, offraient des garanties d’intervention en ce domaine.
Avec les politiques de ces dernières années de recrutement selon des critères plus relatifs à la lutte contre le chômage que pour un encadrement de vie scolaire de qualité, nous avons assisté à une dégradation sensible.
Les récentes annonces de personnels chargé uniquement, dans quelques établissements, de veiller à l’absentéisme ne correspond pas aux enjeux dans une ville comme la nôtre. Il faudrait que chaque collège ait au minimum 2 conseillers d’éducation, et pour certains 3, afin de garantir tous les jours de la semaine, du matin au soir, tant vis-à-vis des jeunes que des parents, un contact régulier et efficace.
b) Renforcer les postes d’enseignants documentalistes
Vous savez l’importance du travail réalisé dans les Centres de Documentation et d’Information (C.D.I.). Il s’agit d’un lieu qui favorise le travail d’équipe des enseignants et qui est à même d’enrichir grandement, tant les enfants les moins en difficulté que, bien entendu, ceux qui sont les plus en difficulté scolaire.
Au demeurant, le travail réalisé par les documentalistes est souvent déterminant pour lutter contre l’échec scolaire.
C’est pourquoi, afin que les C.D.I. soient ouverts également du matin au soir, tous les jours de la semaine, quoi de plus naturel que d’exiger que ces structures soient animées par 2 enseignants documentalistes ?
c) Enrichir le choix de langues
Dans notre ville tout spécialement, nous devons être sensibles à l’appauvrissement de l’enseignement des langues, et surtout à la réduction des choix offerts au regard des origines multiples des habitants de notre cité, en considération des enjeux économiques et de l’intérêt que nous soyons le plus grand nombre à connaître les cultures et les langues de nombreux pays du Monde.
Il est scandaleux que le choix des langues offert dans les collèges et lycées de Vitry soit si réduit. Il faut une politique volontaire dans ce domaine.
Notre département, ouvert à l’international avec le MIN de Rungis, des entreprises de renommée mondiale (SANOFI AVENTIS….), des hôpitaux au rayonnement également mondial, enfin un aéroport international, doit bénéficier d’une attention particulière. Il est légitime que nous l’exigions pour la vallée de la Seine.
d) Développer des filières Post Bac – BTS – classes prépa
Enfin, entre Créteil et Cachan, nous avons un vide en matière de filières Post Bac, notamment en terme de classes préparatoires et d’Universités.
A cet égard, nous pouvons nous réjouir que le Conseil Général ait pour projet que le domaine de Chérioux se spécialise dans la formation de la recherche et que des contacts soient établis, notamment avec l’Université Paris XII pour que celle-ci s’implante plus sur ce site. D’ores et déjà, l’I.U.T. (Chimie et Réseaux Télécommunication) offre des licences professionnelles et un laboratoire de recherche s’implante sur Vitry. Cette dynamique doit se poursuivre.
III) – Notre ville est légitimement attentive à l’enseignement secondaire et supérieur. Certes, les lois de décentralisation ne nous ont pas confié cette compétence. Mais elle est au cœur de nos préoccupations.
1°) Vitry porte une attention particulière vis-à-vis des parents d’élèves. Une première rencontre a eu lieu le 24 novembre 2008 avec les représentants des parents d’élèves au sein des conseils d’administration des collèges et lycées. C’est une étape. Elle devra être renouvelée certainement deux fois par an. C’est l’engagement du programme municipal.
2°) Nous devrons travailler à l’aménagement des rythmes scolaires, notamment pour les collégiens et leur permettre d’exercer des activités culturelles ou sportives au sein des écoles municipales ou des différents clubs.
Il faut que la concertation avec l’Education Nationale se développe et nous améliorions le dispositif des classes CHAM/CHAD. La question est posée de mieux coordonner les horaires des Ecoles Municipales Artistiques et ceux des collégiens qui ont parfois des ½ journées de libre, à ne savoir que faire.
3°) S’agissant des collectivités locales, l’Etat avec le gouvernement que l’on ne sait plus nommer (Gouvernement Fillon ou Sarkozy ?) tente de mettre toujours plus à leur charge des missions qui devraient bien rester de la compétence de la Nation. Pour mémoire, le transfert des personnels techniques ouvriers de service (ATOS) sur le budget des départements et régions.
Cette critique pointue de l’Etat ne doit pas nous affranchir de la nécessité de mieux travailler entre collectivités concernées afin de placer encore mieux les collèges au cœur des quartiers et les lycées au cœur de nos villes.
A cet égard, la question de la construction d’un collège au sein du quartier du Port à l’Anglais et de la gare est une urgence impérieuse. De manière générale, l’insertion des collège au « cœur des quartiers » doit être travaillée avec les écoles primaires et les parents.
Enfin, le développement du C.F.A. Rabelais est posé. Nous devons progresser avec l’Education Nationale et certainement la Chambre des Métiers.
Soyons porteur du mouvement revendicatif qui se développe. Soyons attentifs à des formes de lutte qui soient unifiantes. Les manifestations organisées notamment en fin de semaine sont à cet égard des initiatives unifiantes. Le gouvernement supprime l’école le samedi ? Manifestons le samedi. Le gouvernement veut que nous travaillons et consommions le dimanche ? Manifestons le dimanche !
Notre ville, en confiant la délégation que j’assume à l’un des adjoints au Maire, manifeste que ce qui se passe dans les collèges et les lycées n’est pas indifférent à notre commune. Dans chacun des collèges et lycées, sont présents des jeunes Vitriots et des parents eux-mêmes de notre ville….
Souhaitons un plein succès à ces assises, veillons à ce que les dimensions de l’enseignement secondaire et supérieur apparaissent bien.
Restons vigilants pour notre commune, pour le service public de l’Education Nationale, premier fondement de notre république sociale !
21:10 Publié dans défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assises de l'éducation
05.02.2009
pour le service public de l'éducation nationale
Les manifestations du samedi doivent prendre une ampleur inégalée car elles sont le lieu de rencontre de tous...
Et certainement un mode de lutte adapté adapté à une lutte longue et résolue face à un gouvernement particulièrement déterminé
Voici, en entier, l'information ci dessous diffusée par la FCPE 94
la FCPE 94 et les syndicats enseignants du 94 Cgt Educ’action, Ferc Cgt, Sud Education,
FSU (Snuipp, Snes, Snep, Snesup , Snuep, Snasub), SNUDI-FO, SE-Unsa appellent à une :
Manifestation départementale unitaire
Parents-Enseignants
Samedi 7 février à 10h
du Rectorat à la Préfecture
RDV Place Enesco à CRETEIL
Une audience au Préfet a été demandée
Pour une école publique de la réussite pour Tous !
Après les succès de la manifestation du 17 janvier, de la nuit des écoles et de nombreuses initiatives locales (occupations, délégations…) contre les réformes Après l’immense succès de la grève et manifestation interprofessionnelle public-privé du 29 janvier, Malgré la forte mobilisation, Darcos maintient ses réformes avec la suppression de 13 500 postes.
Les conséquences sont désastreuses :
- 3000 postes RASED en moins, malgré les annonces en trompe l’œil du ministre, le nombre total de suppressions restant identique et les missions des maîtres spécialisés annoncés en surnuméraire n’étant pas précisées. Sur le département c’est la disparition programmée de 99 postes réseau sur 247, soit – 40%.
- Préparation de la carte scolaire dans le 1er degré (mesures de fermetures/ouvertures de classes), avec 6 000 suppressions de postes alors que l’on attend 15 000 élèves supplémentaires.
- Suppression de 2h d’enseignement pour tous les élèves.
- Maternelle et scolarisation des 2-3 ans remises en cause.
- Des possibilités de remplacement des enseignants absents réduites à peau de chagrin
- Casse des Section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) avec la disparition de 5ème après celle de 6ème ou leur regroupement.
- Suppression des Institut de formation des maîtres (IUFM), fin du statut des enseignants chercheurs…..
La mobilisation se propage : après les lycées, le premier degré,… l’université entre dans le mouvement en lançant une grève cette semaine Après le report sur les lycées, exigeons l’abandon de l’ensemble des réformes Darcos/Pecresse
06:52 Publié dans défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2009
samedi 17 janvier après midi à PARIS manifestation regionale pour l'école publique
Le dimanche, le gouvernement souhaite que nous consommions... manifestons!
le samedi matin l'ecole publique est fermée, manifestons!
Après le succès de la manifestion de samedi 10 janvier où nous étions des centaines de VITRY et IVRY,
c'est avec motivation que je relaie l'invitation suivante
ci dessous extraits d'un appel diffusé par la FCPE
"Parents, enseignants, lycéens, Tous ensemble contre les réformes Darcos contre la casse du service public d’éducation
La FCPE d’Ile-de-France appelle à participer nombreux à la
manifestation régionale Samedi 17 janvier 2009 départ à 14h30 de RépubliqueDepuis plusieurs mois, les parents d’élèves, lycéens et enseignants d’Ile de France multiplient localement les actions et amplifient leur mobilisation contre les Réformes Darcos.
De la maternelle au lycée, s’appuyant sur des suppressions massives de postes (13500 en 2009 dont 3000 RASED), les mesures Darcos visent une même logique : détruire les socles de l’école publique, laïque, gratuite et les bases de l’égalité pour tous les élèves.
Ce démantèlement, non seulement ne règlera pas l’échec scolaire, mais aggravera les inégalités, l’exclusion, et amplifiera la sélection sociale dès le plus jeune âge.
Après le report d’un an de sa réforme du lycée face à la mobilisation lycéenne, X. Darcos n’a pas pour autant renoncé à son projet, bien éloigné de la réforme pédagogique, ambitieuse dont le lycée a besoin..
Toutefois c’est un premier recul qui montre qu’il est possible faire entendre raison au ministre sur l’ensemble des réformes. Plus que jamais, la FCPE d’Ile de France appelle à se mobiliser :
POUR l’abandon des mesures DARCOS, pour l’abrogation des décrets Darcos,
POUR le retour à un temps d’enseignement égal pour tous les élèves à 26h hebdomadaires en primaire, avec le traitement de la difficulté scolaire dans le cadre de ce temps d’enseignement au sein de classes à effectif réduit,
POUR le développement de la maternelle et l’amélioration de la scolarisation des tout-petits,
POUR l’abaissement des effectifs par classe à tous les niveaux de l’école Primaire,
POUR le renforcement des RASED afin de répondre aux besoins dans toutes les écoles,,
POUR une réforme pédagogique du lycée dans le prolongement du collège unique, favorisant la démocratisation de la réussite et concertée avec tous les partenaires"
07:45 Publié dans défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : service public, education nationale
08.01.2009
Ce Samedi 10 janvier, Manifestation à VITRY IVRY pour l'école publique
Le dimanche, le gouvernement souhaite que nous consommions... manifestons!
le samedi matin l'ecole publique est fermée, manifestons!
c'est avec motivation que je relaie l'invitation suivante
ci dessous un appel diffusé par la FCPE
"A diffuser largement
Samedi 10 janvier 2009
A 10 h 30
rendez-vous à la Mairie d’Ivry pour manifester
jusqu’à la Mairie de Vitry
Pour la réussite de tous les élèves,
Stoppons la casse de l’école publique
Parents, enseignants, élus, citoyens, ensemble nous pouvons gagner !
Le gouvernement et Xavier Darcos, Ministre de l’éducation, craignent la mobilisation qui s’amplifie.
Ils ont montré qu’ils pouvaient reculer face au risque de sa généralisation.
Parents, enseignants ou élus, notre objectif est la réussite de tous les élèves. Cela implique un effort collectif notamment budgétaire. Or, depuis des mois, toutes les décisions du gouvernement y renoncent et démantèlent l'école publique :
• 13 500 postes d'enseignants dont 6 000 professeurs d'école seront supprimés à la rentrée prochaine malgré les 16 400 élèves supplémentaires.
• L’aide aux élèves en difficulté (Rased) est sabordée, avec la suppression de 3 000 postes par an pendant 3 ans.
• La scolarisation en maternelle, des enfants de 2 ans et plus, est remise en cause.
• 2 heures d'enseignement sont supprimées à tous les élèves en échange d’une prétendue “aide personnalisée” hors temps scolaire. Au mieux elle est inefficace, au pire elle tente de justifier la suppression des Rased.
• Les nouveaux programmes en élémentaire sont rétrogrades.
• Le service minimum de garderie pour les grèves et absences d’enseignants, est assuré par un personnel non formé.
• Le socle commun minimum pour les collèges promet un enseignement minimum aux élèves.
• La réformes des lycées est repoussée mais pas encore supprimée.
Qui peut croire, qu’avec moins d’heures de classe chaque semaine, des programmes
plus lourds, moins d’enseignants, les élèves pourraient mieux réussir à l’école ?
Plus que jamais, tous ensemble, pour obtenir l’abandon
de ces contre-réformes régressives, en amplifiant nos actions.
Avec les syndicats enseignants, la Fcpe et les élus nous réclamons :
• L’abandon des mesures Darcos (suppressions de postes, disparition des RASED, nouveaux programmes, EPEP, remise en cause du droit de grève, suppression des 2 h d'enseignement, fin de l'accueil des 2 ans, création de jardins d’enfants en remplacement de l’école maternelle…),
• Un vrai budget pour l’éducation pour baisser les effectifs dans toutes les classes, développer les réseaux d’aides (Rased) et la scolarisation en maternelle, prendre en charge les élèves handicapés dignement.
• Une politique éducative ambitieuse.
Samedi 10 janvier 2009
A 9 h 00 retrouvons-nous dans les écoles pour débattre et décider des suites des actions
A 10 h 30 rendez-vous à la Mairie d’Ivry pour manifester jusqu’à la Mairie de Vitry.
22:32 Publié dans défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école publiqe
26.11.2008
manifestation à CRETEIL le samedi 6 décembre
Il me parait intéressant de relayer l'appel ci dessous!
"POUR la réussite de tous les élèves dans le cadre d’un service public de qualité.
POUR l’abandon des mesures DARCOS (suppressions de postes, décrets, disparition des RASED, Nouveaux Programmes, EPEP, Jardins d’enfants, …)
POUR le retour à un temps d’enseignement égal pour tous les élèves à 26h hebdomadaires avec la lutte contre l’échec scolaire dans le cadre du temps d’école.
POUR le développement de la maternelle 15 par classe en Petite section, 25 ailleurs et le maintien de l’inscription dés 2 ans pour les parents qui le souhaitent.
POUR une extension des RASED dans toutes les écoles pour répondre aux besoins"
Manifestation à l’appel de la FCPE et SNUipp, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD Education, CGT Educ’action du 94
RDV à 10h 30 devant le Rectorat de Créteil
4, rue Georges Enesco
Départ vers la Préfecture
Une demande d’audience a été faite
21:48 Publié dans défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.10.2008
"entre les murs" ou "dans le mur"?
Voici une note un peu longue…
Mais, il est des sujets qui méritent attention, réflexion et action.
Aux "3 cinés Robespierre » à Vitry sur Seine, la projection du film "entre les murs" à Vitry sur Seine, a donné lieu, vendredi 24 octobre 2008, à un échange entre les spectateurs et une universitaire, spécialiste en audio visuel.
C'est donc l'occasion de faire part de quelques remarques.
Incontestablement le film est intéressant en terme de "performance". Le choix du jury du festival de CANNES 2008 est certainement justifié pour des critères cinématographiques mais également par l’intérêt porté par notre société à l’égard de l’éducation et spécialement au sein des collèges. Sur l’audience de ce film, quel sera l’impact des légitimes attentes des uns et des autres à l’égard des collèges ?
Le jeu des acteurs doit être salué, spécialement celui des jeunes qui ont été « professionnels ».
Les « réflexions » qui s’expriment dans les lignes ci-dessous ne sont pas des critiques à l’égard de l’œuvre cinématographique présentée. Elles sont une invitation à l’échange sur quelques enjeux du collège.
A ce jour, le collège public, avec la mobilisation des personnels d’éducation au sens large, avec la participation des parents, est outil d’éducation nécessaire à notre République. Bien entendu les conditions d’encadrement notamment par des personnels de vie scolaire, la question des rythmes scolaires, l(organisation des récréation des permanences et des cantines sont des soucis permanents et demandent une attention forte. Avec la baisse des effectifs, avec une logique concurrentielle au détriment d’une légitime qualité pour tous,.l’Etat se désengage de plus en plus de ces enjeux. Les artifices déployés pour donner l’impression d’une attention portée au soutien scolaire se fait au détriment du volume et de la qualité d’enseignement pour tous. La mobilisation de l’ensemble des citoyens est réellement nécessaire pour la défense de l’école publique (cf. notamment la manifestation du dimanche 8 octobre)!
Le film évoque des tensions, des difficultés majeures dans le fonctionnement des collèges.
Le film, « Entre les murs », décrit pour l’essentiel ce qui s’apparente à un « huis clos » entre un enseignant et les élèves d’une classe.
Certes, un professeur est seul pendant 50 ou 55 minutes, face à ses élèves.
Mais, une classe vit avec de nombreux adultes. Parmi ceux-ci, plusieurs enseignants, des surveillants, un ou des conseillers principaux d’éducations, des personnels administratifs et de service, des enseignants documentalistes des personnels de santé, des personnels d’orientation des travailleurs sociaux, quant ils existent et en nombre souvent bien insuffisant; de plus en plus insuffisant avec la politique menée actuellement par le gouvernement.
Par nature un film ne peut être exhaustif. En l’espèce, certains des professionnels précités sont absents, ou présents de manière discrète et parfois caricaturale (les personnes en charge du nettoyage sont montrés en train de « papoter », le gestionnaire est décrit comme quelqu’un de déconnecté, les enseignants s’animent à propos d’une machine à café sans être aussi drôle que dans la bande dessinée « les profs ». Le chef d’établissement n’est pas spécialement en contact avec les élèves, il est essentiellement dans la fonction de mise en oeuvre de la loi, sans témoigner d’une autorité réelle par exemple au vu du déroulement du conseil de classe. Celui-ci est surréaliste avec certains participants qui grignotent « ostensiblement »).
Le scénario décrit un enseignant dont la posture pourrait prêter à réflexion.
Il s’inscrit dans une démarche parfois vive de stimulation des élèves. Il va les chercher dans leurs retranchements et parfois, semble t il dans leur intimité personnelle ou familiale. Il expose à l’ensemble de la classe, et donc à leurs réactions, un travail personnel d’auto portrait, sans même avoir l’adhésion de l’élève concerné. Un incident monté en exergue par l’enseignant qui reproche à un élève son tutoiement alors même que l’adulte est dans cette posture peut laisser perplexe.
Dans ce film, l’enseignant semble se situer dans une recherche de proximité au prix de joutes verbales dans lesquelles les dérapages apparaîssent
L’exercice de l’auto portrait, ou plus simplement d’expression sur un vécu personnel, familial ou collectif est relativement fréquent. Dans ce film, cette technique peu apparaître comme forcée et source de tensions peu nécessaires dans un processus d’apprentissage.
Une image subliminale tombe dans les stéréotypes à l’égard de l’enseignement professionnel.
Dans une courte séquence, une élève exprime sa volonté de ne pas aller en lycée professionnelle au motif. La création cinématographique n’interdit pas de faire dire cela. La phrase exprimée est livrée, sans réaction de l’enseignant. Telle est le choix du scénariste. A ce stade, qu’il soit permis de dire combien l’enseignement professionnel est un lieu de pédagogie vivante, renouvelée et globalement adaptée à la formation citoyenne et professionnelle. Nombreux sont les jeunes qui découvrent ainsi un parcours de formation et d’insertion utile et adapté. Il n’est pas douteux qu’en regardant ce film, nombreux sont ceux qui, au-delà d’un collège repoussoir, auront à cœur d’éviter un dispositif de formation de qualité! Au demeurant les projets gouvernementaux de réduire la préparation au bac professionnel à une durée de 3 ans au lieu de 4 ans peuvent être vécus comme une volonté de raccourcir le coût des formations concernées plutôt que d’offrir un parcours progressif d’acquisition de connaissances et de savoir faire et parfois de « savoir être ». Si le Bac professionnel peut pour certains élèves être accessible en 3 ans, une généralisation de cette durée serait un obstacle supplémentaire pour de nombreux jeunes.
La chute, décrivant des élèves qui pensent n’avoir rien appris, peut faire réagirLa fin du film qui montre les jeunes questionnés, de manière vague, sur ce qu’ils ont appris, ne relève-t-elle pas d’un stéréotype selon lequel le collège ne permettrait plus d’acquérir des connaissances. A ce type de questionnement, le film montre naturellement des jeunes en difficulté pour prendre du recul et pour mesurer la diversité des apprentissages. Le spectateur risque bien de nourrir sa conviction que décidemment on n’apprend pas grand-chose dans un collège. Cette observation n’invite pas à se contenter de l’existant ou ne vise pas à faire l’autruche.
Clairement, les tensions ou les violences physiques ou psychologiques peuvent être pires que ce que le film exprime. Il s’agit d’une œuvre artistique intéressante. Qu’elle permette à notre société d’accorder plus d’attention à l’éducation nationale en générale et aux collèges en particuliers.
Que les images et le son soient également une invitation à la réflexion et à l’action.
En quelques mots : ce film est intéressant mais il doit ouvrir à la réflexion et au débat. Il ne doit pas être enfermé dans des appréciations stéréotypées et il doit être support à une réflexion pédagogique et une invitation à l’expression de légitimes exigences vis à vis d’un gouvernement qui brade le service public de l’éducation nationale!
14:52 Publié dans défense de l'école publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, films, critique
19.10.2008
Une manifestation imposante
La manifestation de ce 19 octobre 2008, était attendue par tous ceux qui tiennent à dire haut et fort que l'école publique est le premier des services publique, pour la démocratie, la justice sociale, pour le développement et le progrès du monde!
Les dizaines de milliers de manifestants étaient déterminés. Ils sont venus de toute la France. Il se sont mobilisés un dimanche alors même que le gouvernement souhaiterait que nous consacrions cette journée à faire des achats dans les centres commerciaux!
La question des services publics, et celle de l'orientation des fonds publics est posée avec détermination.
Il est clair que cette journée ne suffira pas. Mais, elle est un point d'appui pour le débat politique et les combats à mener....
Combien seront nous les prochaines fois, sans attendre le "lundi de pentecôte".
Quoi qu'il en soit l'alternative politique nationale, européenne, internationale doit être construite.
Pour sauver des banques, certains se mobilisent. Pour sauver l'éducation et pour lutter contre la misère dans le monde , des rapports de forces sociaux et politiques doivent se construire.....
19:22 Publié dans défense de l'école publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




