22.11.2009
jeudi 26 novembre à 20h30, rencontre avec les parents d'élèves membres des conseils d'administrations des établissements d'enseignement secondaire de VITRY
Début novembre, une invitation a été faite à l'intention des parents d'élèves membres des conseils d'administrations des établissements d'enseignement secondaire de VITRY 5Collèges et Lycées). L'invitation a été adressée "au bon soin" des chefs d'établissements.
Cette initiative a lieu le jeudi 26 novembre à 20h30, à l'Hôtel de Ville
L'an dernier, à même époque, une première rencontre avait eu lieu. Le principe de cette initiative correspond à un engagement du programe municipal.
J'animerai cette rencontre en tant qu'adjoint au maire, en charge des relations avec les établissements d'enseignement secondaire de VITRY (Collèges et Lycées). Des conseillers municipaux membres des conseils d'administration de ces établissements seront également présents
Au cours de cette rencontre,
- un tour de table de la situation dans les etablissements sera effectué.
- Une présentation des partenariats existants entre la ville et ces établissements sera effectué
- Enfin sera mené un échange sur le projet de guide de l'élève.
21:49 Publié dans éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.10.2009
intervention sur la rentrée scolaire (conseil municipal du 7 octobre 2009)
Intervention de Bertrand POTIER, adjoint au Maire
Au Conseil Municipal du mardi 7 octobre 2009
Voici, à partir des notes ayant servi de support à mon intervention, une remise en forme de mes propos.
Monsieur le Maire,
Cher(es) collègues,
Il est de notre responsabilité de faire un bilan de la rentrée scolaire sur notre ville. Au delà du rapport détaillé présenté par D... E.... (je limite l'usage de noms propres au sein de ce bloc notes, afin d'éviter une « googelisation involontaire ») maire adjoint en charge de l'enseignement primaire, notamment sur l'évolution catastrophique du nombre d'emplois au sein de l'éducation nationale, j'évoquerai rapidement quelques questions.
Nous ne sommes pas à l'assemblée nationale, cependant élus municipaux nous devons veiller au respect de l'éducation nationale et dénoncer une politique gouvernementale qui clairement porte atteinte à notre idéal républicain et social d'une éducation nationale dans toutes le villes et dans tous les quartiers.
Nous avons à ce jour des situations tendues en matière d'effectifs spécialement dans les collèges.
Certes sur les 7 collèges de la ville, nous avons un collège avec une moyenne globale de 20 élèves par classe, et nous avons 3 collèges avec des moyennes d'élèves par classe de 21
Par contre nous avons 3 collèges avec des moyennes de 23 ou 24 élèves et même pour l'un 25 élèves. Cela signifie des niveaux par exemple de 6ème ou 5ème ou 4ème à plus de 26 ou 27 élèves en moyenne pour les niveaux considérés.
Nous avons également des carences flagrantes en personnels de vie scolaire
Par ailleurs, la remise en cause insidieuse des SEGPA, section d'enseignement professionnel Adapté est un sujet de préoccupations. En la matière nous devons faire un parallèle avec l'action de casse du ministère à l'encontre des RASED. La politique de non orientation vers les SEGPA et de fermeture de classes de ce type dans le Val de marne procède de la même logique destructrice.
Nous avons également des lycées avec des emplois du temps aberrant qui notamment remettent en cause les choix en matière de langue.
La généralisation du bac professionnel en 3 ans est démagogique et est le fruit d'une volonté de faire des économies sur la durée des études. Dans les faits, le bac pro en 3 ans va conduire à l'échec d'un grand nombre de jeunes qui avaient besoin de 4 ans de formation pour obtenir un bac reconnu.
Ces bacs en trois ans deviennent un sprint pour les jeunes qui sont amenés à se former en alternance.
De manière générale nous devons dénoncer sans relâchement la logique concurrentielle dans laquelle le gouvernement place les établissements d'enseignement secondaires. Ceux ci se trouvent placés dans des logiques concurrentielles qui sont une spirale à l'échec pour les élèves en difficulté.
Dans ce contexte, je tiens à souligner l'effort que notre ville déploie pour porter attention à chacun des collèges et spécialement à ceux qui à un moment donné peuvent avoir le plus besoin de notre attention pour interpeller l'inspection académique et favoriser des partenariats qui soient porteurs d'avenir pour chaque jeune quelque soit son collège. Bien que les collèges ne soient pas de notre responsabilité, nous savons que l'intérêt que nous manifestons pour chaque collège est porteur d'avenir pour les collégiens et donc pour notre ville.
A cet égard le travail de recensement que nous avons effectué pour mieux appréhender ce que notre ville fait, est un atout intéressant. Chaque conseiller a eu d'ailleurs un exemplaire de ce travail lors d'une réunion que nous avons tenu en septembre avec tous les conseillers siégeant au sein des conseils d'administration des établissements du second degré. Ce document de travail nous servira dans nos relations avec les établissements et les parents d'élèves qui seront élus les 16 et 17 octobre.
Au demeurant, conformément au programme municipal, nous réunirons à nouveau les parents d'élèves après les élections des 16 et 17 octobre prochains. Nous l'avions fait en novembre 2008 et nous le referons en novembre 2009.
Les subventions que nous apportons aux associations de parents d'élèves sont à cet égard fondamentales pour nourrir la vie associative et démocratique et pour œuvrer en faveur d'une éducation nationale qui associe pleinement les parents.
A ce stade je dois souligner que la reconstruction du collège MONIOD et la question d'un collège pour le port à l'Anglais sont posées avec force. Des réunions de travail se tiennent au niveau des services. Au sein de la municipalité nous refaisons le point prochainement après en avoir parlé rapidement lors de l'avant dernier Bureau Municipal (le maire et les adjoints).
L'attention de notre ville porte également sur l'enseignement supérieur.
La présence de notre ville hier mardi 6 octobre et ce mercredi 7 octobre à un forum organisé par l'université paris 12 sur son campus est l'expression de notre attention vis à vis de Paris 12 et est la manifestation de notre intérêt à l'égard du développement des implantations de cette université sur notre ville, au-delà de la présence de l'IUT, à ce jour sur le domaine de CHERIOUX.
Notre ville a été vigilante pour accueillir des logements étudiants. Cependant les besoins sont immenses. Il faut que le CROUS réponde à cette exigence. Le gouvernement préfère laisser la logique financière privée régir cette question...
Pour conclure, je soulignerais que nous sommes attachés, à Vitry, aux services publics ; Notre ville l'a exprimé lors de la votation citoyenne pour la poste
Les dispositions prises par le gouvernement en faveur de l'enseignement privé sont à cet égard déstructurant de la cohésion sociale
Notre ville se doit de continuer à être vigilante, offensive et efficace politiquement pour défendre l'éducation nationale de la maternelle à l'université. Notre République en a besoin !
20:23 Publié dans conseil municipal, conseil municipal 2009 10, défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : service publique, république
06.09.2009
inauguration de la nouvelle maternelle Louise Michel
Ce samedi 5 septembre 2009 se déroulait l'inauguration des nouveaux locaux de l'école Louise Michel. Celle-ci est ainsi transférée de la rue Germain PINSON à la rue de la concorde.
C'était un moment de fête et de satisfactions de voir ce chantier mené dans les temps malgré les soucis d'une réalisation si audacieuse notamment sur le plan de la qualité environnementale.
Quelques photos, notamment de l'intérieur, pour mesurer l'intérêt de l'ouvrage et apprécier que celui-ci laisse place à une cour de dimension classique et des vues intérieures qui donnent sur l'arrière de la rue de la concorde.
Des plantations sont prévues dans la cour. Elle permettrons de «végétaliser» ce qui à ce jour est bien « minéral ».
Je formulerais cependant 2 remarques. Il est bien de ma responsabilité d'élu de laisser la porte ouverte à une réflexion permanente....
En premier lieu, et cela avait été décidé lors du précédent mandat, il est dommage que le choix n'ait pas été fait de rechercher absolument la solution d'une construction à proximité immédiate d'une école primaire existante. A Vitry trop de maternelles sont situées en des lieux distincts de ceux du primaire. Dès lors que les parents doivent accompagner leurs enfants scolarisés en maternelles et en primaires, ils sont contraints de jongler entre des espaces distants.
En second lieu, qu'il me soit permis d'exprimer une certaine perplexité sur l'oeuvre d'art retenue à l'entrée du bâtiment.... Il faudra apprécier à l'usage. Je n'en dirais pas plus.
Par ailleurs, je tiens à souligner l'importance d'une scolarisation adaptée au sein de l'éducation nationale dès l'année des 2 ans. Cela est essentiel pour que l'école de la Républicaine contribue à l'éducation et l'instruction de chacun. Le gouvernement actuel entend plutôt privatiser ce service public et limiter les possibilités d'accès en maternelle dès 2 ans.
A noter que lors de cette inauguration dès parents ont tenu à exprimer cette préoccupation. Les affiches apposées sur les portes et la pétition proposée allaient en ce sens.
19:32 Publié dans éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inauguration
22.07.2009
Après les RASED, la casse des SEGPA?
La situation politique est particulièrement grave et il importe de construire un rassemblement politique à la hauteur des enjeux pour notre pays!
Cela est une fois de plus indispensable au regard des attaques menées par le gouvernement contre le service public de l'éducation nationale.
La presse (le parisien 10 juillet 2009) a fait état des difficultés rencontrées pour l'affectation des élèves dans les établissements secondaires.
Ainsi, la politique de désectorisation des établissements continue de distiller son venin. Elle contribue à une démarche concurentielle opposée à un service public de qualité pour tous.
Dans le contexte de suppression de postes dans l'éducation nationale, les attaques continuent à l'encontre des dispositifs existants pour le réel soutien des élèves en difficulté
Avec la mise à bas des dispositifs RASED, Réseau d'aide et de soutien des élèves en difficulté, a été détruit un dispositif qui était bien utile pour lutter contre l'échec scolaire dans l'enseignement primaire. Ce ne sont pas les dispositifs de soutiens assurés par l'ensemble des enseignants qui vont répondre aux besoins. Au demeurant le nombre d'heures de cours effectivement dispensées, se trouve diminué.
La fermeture, dans le Val de Marne, de 8 classes de 6ème et de 5ème de SEGPA est de la même démarche. Elle va contribuer à noyer des élèves qui avaient besoin d'un enseignement adapté à leurs besoins. Ces élèves vont se trouver plongés dans des classes de 6ème et de 5ème, au sein desquelles ils ne pourront pas bénéficier d'un accompagnement qui était assuré avec des effectifs réduits (autour de 16 élèves) et avec une pédagogie particulière.
La réduction du nombre de classes de SEGPA va contribuer à une concentration des élèves accueillis au sein de moins d'établissements. Ceux ci seront de fait encore plus éloignés du domicile de certains des jeunes concernés. Cela ne contribura pas à une bonne insertion scolaire!
Il s'agit d'une mesure particulièrement grave pour laquelle une Vive réaction est bien nécessaire.
Les premières actions engagées par la FCPE et des enseignants doivent être appuyées en urgence.
Adjoint au Maire de Vitry, en charge notamment des relations avec l'enseignement secondaire, je me dois d'exprimer une vive opposition à cette politique de fermeture de classes de SEGPA.
22:07 Publié dans défense de l'école publique, Dossiers, des données pour analyser, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segpa, collège, service public
09.07.2009
la vie scolaire, irresponsabilité de l'Etat
La vie scolaire est réellement un aspect essentiel de la vie dans un collège
J'appelle vie scolaire ce qui est en dehors des cours mais au sein des établissements.
L'Etat est irresponsable en menant des gesticulations sur la présence policière dans les écoles. Simultanément il abandonne la question du personnel en charge de cette missions. j'y reviendrais. A cet égard, la précarité du statut des 30 000 personnels recrutés sous statut "emploi de vie scolaire" contribue à fragiliser la situation.
Bien que ce ne soit pas dans les attributions de la ville, au regard de mes attributions, une attention particulière est portée vis à vis des lycées et surtout des collèges. Ce qui se passe au sein des collèges nous intéresse car cela concerne les jeunes de notre ville. La vie scolaire construit la vie de la citée. A la rentrée, un document réscapitulatif des partenariats existants et possible entre la ville et les collèges sera présenté aux chefs d'établissements et aux parents d'élèves élus au sein des conseils d'administrations des établissements concernés.
Au fait, jetez un coup d'oeil aux nombreux articles du mensuel municipal, présentant telle ou telle activité dans tel ou tel établissement. Cela contribue à l'insertion des collèges et des collégiens...dans la ville!
08:32 Publié dans éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2009
50ème anniversaire du lycée Romain Rolland, des ambitions pour l'enseignement à VIYTRY
Le 2 mai 2009 étaient fêtés les 50 ans du Lycée Romain Rolland, 1958 2008
L’évènement était remarquable en raison de la mobilisation d’un noyau d’anciens élèves aussi de la participation active d’enseignants et d’élèves.
Voici des extraits du texte qui a servi de support à mon intervention, en fin de matinée, après le proviseur, après la présidente de l’association des amis du lycée et d’une élève de 1ère, et avant celle du député maire d’IVRY
Je n’ai pas repris mots pour mots le texte ci-dessus. Je l’ai notamment adapté car le Recteur, annoncé comme présent, était absent et non représenté…
L’objet de l’intervention était de féliciter les organisateurs mais également de souligner les évolutions depuis 1958…et surtout d’affirmer l’urgence pour notre ville d’accueillir des formations d’enseignement supérieur !
J’ai supprimé les références nominatives à des personnes. C’est un principe que je m’impose, peut être à tort. Mon souci est de ne pas contribuer à une « Googelisation » excessive et parfois dangereuse?
http://romain.rolland.ivry.free.fr/
Bonne lecture,
"Je vous transmets d’abord les salutations du Maire de Vitry Sur Seine, Alain A...... qui ne pouvait être avec nous ce jour.
Je dois souligner, au titre de la municipalité de VITRY, la présence de
Cécile V………… et de Jean Pierre M……. également Adjoints, au maire de VITRY qui, dans le cadre de leurs attributions, ont été attentifs à la mise en œuvre des moyens matériels et humains, mis à disposition par la ville de VITRY pour l’aménagement des installations et la communication nécessaire pour cette Fête.
Je salue aussi la présence Cory H……, conseillère municipale de VITRY
- je salue bien entendu M. ….., le proviseur du Lycée, et je ne peux que regretter l’absence de, M. …….. Recteur de l’académie de CRETEIL et qui était annoncé. En effet, je souhaitai profiter de l’occasion pour lui donner un rendez vous….
Je salue chaleureusement les Ivryens et les Vitriots mais également tous ceux que la vie a éloigné de nos villes, au sein du Val de Marne ou au-delà.
Alors, 50 ans,
Que d’émotions ! Quelle détermination ! Que d’ambitions !
Et que de rendez vous à venir !
Que notre mémoire soit ancienne ou plus récente, que d’émotions en retrouvant ces lieux, d’entendre à nouveau des voix, de reconnaître des visages.
Que d’émotions pour les animateurs de l’association « les amis du lycée Romain Rolland » qui ont exprimé la volonté de donner un éclat particulier à ce cinquantenaire. Bravo à eux !
Bravo aux élèves et au personnel du Lycée, enseignants ou en charge de la direction, de la gestion, de l’animation et de l’entretien de ce lycée.
L’émotion, elle est également dans la contribution des élèves du Centre RABELAIS de Formation des Apprentis, CFA de l’éducation nationale spécialisé dans les métiers de la restauration et de la boulangerie implanté à VITRY. C’est grâce à eux, et à leurs enseignants, que l’organisation de la restauration a été facilitée.
Quelle détermination de la part de de l’association des amis du lycée et de son bureau, Martine …….., la présidente, Catherine V………. la trésorière, Noel D……… le trésorier adjoint, Frédérique L …….. la secrétaire qui a été une actrice efficace pour expliquer l’initiative et impliquer pleinement notre ville et je dois citer Redouane R…….. ainsi que Roger Le B…….. et tous ceux qui se sont agrégés à ce premier noyau déterminé et déterminant !
La détermination elle a été aussi celle du personnel du Lycée et celle des élèves qui se sont impliqués dans cette fête qui n’est pas simplement tournée vers le passé mais aussi ancrée dans le présent et ouverte sur l’avenir.
La détermination, elle est également celle de tous ceux qui ont la conviction que l’éducation doit être nationale, qu’elle doit être moderne et à la hauteur des enjeux de notre monde. Nous en sommes convaincus, nous tous venus de toutes latitudes et de toutes longitudes et pour certains maintenant éloignés de VITRY ou d’IVRY.
Quel chemin parcouru depuis 1958, année où était créé sur nos villes un premier établissement d’enseignement secondaire du second cycle, l’annexe du lycée Henri IV de Paris.
Avec le développement de nos villes, avec l’implication du conseil régional, au cours des derniers mandats.
Ivry sur seine a vu la construction du lycée Fernand Léger,
Vitry sur seine a vu se créer et se développer des lycées polyvalents qui accueillent de nombreuses filières dont des formations qualifiantes professionnelles
Je citerais :
· le lycée jean jacques Rousseau, 360 élèves formés dans les filières professionnelles et technologiques du tertiaire,
· le lycée Camille Claudel, le voisin immédiat qui forme 460 élèves dans des filières tertiaires mais également dans les domaines du prêt-à-porter, de la mode et du vêtement.
· Le lycée jean Macé (1500 élèves) établissement flambant neuf grâce aux Conseil régional.
· Le lycée CHERIOUX (1300 élèves) établissement situé dans le cadre du domaine de CHERIOUX au cœur d’un campus magnifique
Ces 2 derniers établissements, au-delà de l’enseignement général, accueillent des filières remarquables dans les domaines des sciences de la vie et des sciences de l’ingénieur, du génie mécanique et électrotechnique dans les filières du génie civil et du bâtiment du design, des arts appliqués.
· Quant au Campus de CHERIOUX il est appelé à se développer avec l’IUT de CRETEIL VITRY de l’université Paris XII. Au-delà des formations existantes dans la chimie et les réseaux télécommunications, L’université Paris 12 entend bien implanter rapidement sur le campus de CHERIOUX de nouvelles formations d’enseignement supérieur dans le domaine de la Chimie. Il faut que l’Etat l’aide dans cette démarche.
En disant cela, en tant qu’adjoint au maire de VITRY, je ne m’éloigne pas de ce 50 ème anniversaire du Lycée Romain Rolland. En effet, après avoir évoqué l’émotion, la détermination, j’entends bien exprimer également une ambition pour nos villes et leurs habitants.
Notre ambition est, d’aller au delà de la présence de plus de 5500 lycéens qui suivent des formations dans les lycées d’ IVRY VITRY.
L’exigence est que soient développées sur nos ville l’offre de formation pour s’adapter à notre monde et notamment par la diversité des langues enseignées. L’exigence est également que l’Etat développe grandement l’enseignement post baccalauréat sur Vitry au-delà des 350 étudiants en BTS tant sur Jean Macé que sur CHERIOUX et des 430 étudiants au sein de l’IUT.
Vous comprendrez, qu’en présence des lycéens d’hier et d’aujourd’hui,
En présence du recteur de l’académie de CRETEIL je ne puisse donc qu’exprimer une double ambition
1. que l’éducation nationale, service public laïc et républicain, ne soit pas abandonnée à une logique concurrentielle assortie d’une privatisation comme c’est le cas actuellement particulièrement dans l’enseignement supérieur et le secondaire.
2. que nos villes, parties prenante du territoire fédéré dans l’association seine amont développement, et intégrées au sein de l’Opération d’intérêt nationale, bénéficient d’une réelle attention au titre de l’enseignement public et particulièrement secondaire et supérieur.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Ainsi, il n’est pas possible de demander à nos villes de participer à la nécessaire construction de logement, à l’accueil de nouveaux emplois et d’ignorer les moyens nécessaires de la part de l’Etat pour développer un enseignement supérieur. (BTS, Classes préparatoires, université). Entre CRETEIL et CACHAN pour laquelle l’Etat n’a comme seul projet que de déplacer l’Ecole Normale Supérieure vers SACLAY.
L’Etat doit être cohérent ; il y a place pour des projets d’enseignement supérieur sur nos territoires. Il en va de la cohérence de toute politique pour nos villes, pour la région parisienne, la région Ile de France.
Pour achever ce propos, j’évoquerais deux rendez vous,
Le premier rendez vous; cela serait l’an prochain M. le Recteur, j’émets le souhait que vous veniez avec nous tous pour le 51ème anniversaire et que soit inaugurées de nouvelles filières post baccalauréats dans les lycées que je viens de citer ou avec les universités.
Le second rendez vous, spécialement à l’intention de ceux qui ne sont plus habitants d’Ivry ou de Vitry, est pour que que vous reveniez tous à l’automne pour non seulement visiter une nouvelle fois le mac val, mais aussi pour découvrir l’exploradome, musée interactif et pédagogique autour des sciences et qui s’implante, en septembre, à VITRY sur la place du marché.
Vous profiterez de cette visite pour aller en soirée à un spectacle au Théâtre jean VILAR ou à l’espace culturel de Gare au théâtre à VITRY ou au théâtre Antoine VITEZ, au théâtre des quartiers d’IVRY, si ce n’est au cinéma le Luxy à IVRY ou aux trois cinés Robespierre de VITRY.
Vous pourrez vous promener au parc Joliot Curie, le parc des cygnes, ou au parc du centre ville à coté de la bibliothèque ou vous ferez une randonnée dans le parc des lilas…et je m’arrête dans ce catalogue.
Vitry est un territoire d’invention et d’innovations culturelles, mais aussi scientifiques, et technologiques (Laboratoires du CNRS, centre de recherche SANOFI avec + de 1500 chercheurs, activités de l’Air liquide, Turbines à combustion d’EDF, laboratoires d’essai de la SNCF, laboratoire de recherche du Caoutchouc et des polymères) Vous l’avez compris, Vitry territoire d’invention et d’innovation, Vitry va se doter d’un office du tourisme !
Vous êtes donc toujours bienvenus dans nos villes et pas seulement en ce jour de fête ! ou dans quinze jours pour les fêtes du LILAS !
22.02.2009
d'"entre les murs" à "dans le mur"
Voici une note un peu longue…Elle reprend une partie du point de vue que j’avais publié en octobre 2008 après une projection du film "entre les murs" au cinéma les "3 cinés Robespierre » à Vitry sur Seine, (vendredi 24 octobre 2008). Cette diffusion avait alors donné lieu à un échange entre les spectateurs et une universitaire, spécialiste en audio visuel.
Avec la cérémonie des Oscars, c’est l'occasion de préciser quelques remarques.
Incontestablement le film est intéressant en terme de "performance". Le choix du jury du festival de CANNES 2008 et l’intérêt porté par les Oscars est certainement justifié pour des critères cinématographiques, je n’ai pas à en juger, mais également au regard de l’intérêt porté par notre société à l’éducation et spécialement au sein des collèges.
Les « réflexions » qui s’expriment dans les lignes ci-dessous ne sont pas des critiques à l’égard de l’œuvre cinématographique présentée. Elles sont une invitation à l’échange sur quelques enjeux du collège.
Les conditions d’encadrement notamment avec l’exigence de personnels qualifiés de vie scolaire, la question des rythmes scolaires, l’organisation des récréations des permanences et des cantines sont des exigences permanents et demandent une attention plus forte que celle qui est manifestée par les « pouvoirs publics ».
Avec une logique concurrentielle au détriment d’une légitime qualité pour tous, l’Etat se désengage de plus en plus de ces enjeux. Les artifices déployés pour donner l’impression d’une attention portée au soutien scolaire se fait au détriment du volume et de la qualité d’enseignement pour tous. Ainsi, la mobilisation de l’ensemble des citoyens est réellement nécessaire pour la défense de l’école publique au sein des collèges.
Ceci étant, le jeu des acteurs doit être salué, spécialement celui des jeunes qui ont été « professionnels ».
Le film évoque en vase clos des tensions, des difficultés majeures.
La réalité est bien plus complexe.
Le film, « Entre les murs », décrit pour l’essentiel ce qui s’apparente à un « huis clos » entre un enseignant et les élèves d’une classe.
Certes, un professeur est seul pendant 50 ou 55 minutes, face à ses élèves.
Clairement, les tensions ou les violences physiques ou psychologiques peuvent être pire que ce que le film exprime.
Mais, une classe vit avec de nombreux adultes. Parmi ceux-ci, plusieurs enseignants, des surveillants, un ou des conseillers principaux d’éducations, des personnels administratifs et de service, des enseignants documentalistes des personnels de santé, des personnels d’orientation des travailleurs sociaux, quant ils existent et en nombre souvent bien insuffisant; de plus en plus insuffisant avec la politique menée actuellement par le gouvernement. Ainsi les collèges se trouvent sous dotés en personnels éducatifs en charge de la vie scolaire. La se trouve une des clefs principales du malaise perceptible au sein des collèges.
Par nature un film ne peut être exhaustif. En l’espèce, certains des professionnels précités sont absents, ou présents de manière discrète et parfois caricaturale. Les personnes en charge du nettoyage sont montrés en train de « papoter », le gestionnaire est décrit comme quelqu’un de déconnecté, les enseignants s’animent à propos d’une machine à café sans être aussi drôle que dans la bande dessinée « les profs ». Le chef d’établissement n’est pas spécialement en contact avec les élèves, il est essentiellement dans la fonction de mise en oeuvre de la loi, sans témoigner d’une autorité réelle par exemple au vu du déroulement du conseil de classe. Celui-ci est surréaliste avec certains participants qui grignotent « ostensiblement ».
Le scénario décrit un enseignant dont la posture pourrait prêter à réflexion.
Il s’inscrit dans une démarche parfois provocatrice de stimulation des élèves. Il va les chercher dans leurs retranchements et parfois, semble t il dans leur intimité personnelle ou familiale.
L’exercice de l’auto portrait, ou plus simplement d’expression sur un vécu personnel, familial ou collectif est relativement fréquent. Dans ce film, cette technique peu apparaître comme forcée et source de tensions peu nécessaires dans un processus d’apprentissage.
Au demeurant, l’enseignant expose le travail d’un élève, sans que ce dernier ne semble en avoir été informé préalablement, sans son consentement, au mépris du respect du jeune concerné.
Un incident est monté en exergue par l’enseignant qui reproche à un élève son tutoiement alors même que lui même est dans cette posture du tutoiement. Cela peut laisser perplexe.
Dans ce film, l’enseignant semble se situer dans une recherche de « proximité maximum » au prix de joutes verbales au cours desquelles des dérapages apparaissent.
Le huis clos est proche du paroxysme.
Dans le film, une image subliminale tombe dans les stéréotypes à l’égard de l’enseignement professionnel.
Dans une courte séquence, une élève exprime sa volonté de ne pas aller en lycée professionnel au motif qu’elle n’aurait pas d’avenir en suivant cette formation. La création cinématographique n’interdit pas de faire dire cela. Quoi qu’il en soit, la phrase exprimée est livrée, sans réaction de l’enseignant. Telle est le choix du scénariste. A ce stade, qu’il soit permis de dire combien l’enseignement professionnel est un lieu de pédagogie vivante, renouvelée et globalement adaptée aux enjeux d’une formation citoyenne et professionnelle. Nombreux sont les jeunes qui découvrent ainsi un parcours de formation et d’insertion adapté. Il n’est pas douteux qu’en regardant ce film, nombreux sont ceux qui, au-delà d’un collège repoussoir, auront à cœur d’éviter un dispositif de formation de qualité! Au demeurant les projets gouvernementaux de réduire la préparation au bac professionnel à une durée de 3 ans au lieu de 4 ans peuvent être vécus comme une volonté de raccourcir, pour l’Etat, le coût des formations concernées plutôt que d’offrir un parcours progressif d’acquisition de connaissances et de savoir faire et parfois de « savoir être ». Si le Bac professionnel peut pour certains élèves être accessible en 3 ans, la généralisation de cette durée de 3 ans est bien un obstacle supplémentaire pour de nombreux jeunes.
La chute, décrivant des élèves qui pensent n’avoir rien appris, doit faire réagir
La fin du film qui montre les jeunes questionnés, de manière vague, sur ce qu’ils ont appris au cours de l’année, ne relève-t-elle pas d’un stéréotype selon lequel le collège ne permettrait pas d’acquérir des connaissances et une formation. Avec ce type de questionnement, le film montre naturellement des jeunes en difficulté pour prendre du recul et pour mesurer eux même la diversité des apprentissages dont ils ont bénéficié. Le spectateur risque bien de nourrir sa conviction que décidemment on n’apprend pas grand-chose dans un collège.
Nous sommes d’ailleurs dans une démarche gouvernementale qui vise à faire croire que les établissements qui accueillent des élèves en difficulté scolaire sont des mauvais établissements. Au lieu de développer des moyens différenciés adaptés aux réalités, afin de permettre un enseignement de qualité pour chacun, le gouvernement encourage la logique de compétition qui abouti à un accroissement des inégalités spatiales et sociales et un renforcement des « ghettos ».
Il s’agit, certes, d’une œuvre artistique probablement intéressante. Mais qu’il soit émis le vœu qu’elle permette à notre société d’accorder plus d’attention à l’éducation nationale en générale et aux collèges en particuliers.
Que les images et le son soient également une invitation à la réflexion et à l’action.
J’en doute, au regard de l’attitude adoptée par l’Etat, vis-à-vis des collèges, depuis le festival de Cannes…..
En quelques mots : ce film est bien entendu intéressant mais, ouvre t il bien à la réflexion et au débat ?
Il ne doit pas enfermer dans des appréciations stéréotypées et il doit être support à une réflexion pédagogique et une invitation à l’expression de légitimes exigences vis à vis d’un gouvernement qui brade le service public de l’éducation nationale!
Je ne porterais donc pas d’appréciation sur l’oeuvre cinématographique. Je me dois simplement d’indiquer que ce film est un reflet bien pâle et déformé de la réalité.
Il ne peut que motiver ceux qui entendent défendre et construire un système éducatif républicain, soucieux de gratuité, de laïcité et de qualité en refusant l’enfermement stérile imposé par le « gouvernement SARKOZY » qui ne prêche que pour une logique concurrentielle. En France nous sommes maintenant face à un refus de mettre plus et mieux en terme d’enseignement et d’éducation au sein de l’enseignement public pour la formation des citoyens du monde et spécialement auprès de ceux qui sont issus de milieux sociaux défavorisés.
Délibérément, en raison d’un refus de réponse de qualité, avec la casse du collège, instrument privilégié de la cohérence Républicaine, l’Etat contribue à l’éclatement de la société et de la République. Des parents, des enseignants, des élus entendent ne pas laisser faire ! Ils refusent de passer d’un enfermement « entre les murs » à une logique qui conduit « dans le mur ».
16:52 Publié dans éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2009
A Vitry des assises ...pour le service public de l'éducation nationale!
Le mardi 3 février, en l’Hôtel de ville de VItry, à l’occasion de la première rencontre des assises vitriotes sur l’éducation,
en tant que Maire adjoint en charge notamment de suivre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur sur notre ville, j’ai souhaité évoquer quelques préoccupations fortes. En voici quelques aspects plus détaillés. Une intervention d e 5 minutes après 2 heures de débats ne permettait pas à ce stade d’aller bien loin dans les développements !
I – Je ne suis pas revenu sur ce qui a été bien expliqué par les intervenants précédents sur les dispositions particulièrement inquiétantes prises par le gouvernement s’agissant de l’enseignement primaire. J’ai insisté sur quelques aspects relatifs à l’enseignement secondaire et supérieur:
1°) Il importe de relever les atteintes à la formation des enseignants avec la remise en cause de nombreux acquis du travail mené au sein des Instituts universitaires de Formation. La logique du gouvernement est d’abonner les coûts relatifs à la formation initiale de ses enseignants. La formation sera de fait externalisée et limitée à une préparation au recrutement. Cette situation entraînera une prise de poste sans formation professionnelle, notamment en matière de pédagogie.
2°) La généralisation des Bacs professionnels en 3 ans n’est certainement pas motivée par un souci d’accélérer la formation à un diplôme de qualité. Cette réforme est fondée sur la volonté, une fois encore, de baisser les coûts de formation en réduisant la durée de celles ci. Autant pour certains jeunes, un bac professionnel en 3 ans peut être une très bonne opportunité, autant l’abandon des BEP va compromettre l’accès à un diplôme qualifiant pour les jeunes qui ont besoin de temps pour progressivement acquérir des compétences générales et professionnelles nécessaires.
3°) S’agissant des lycées, le recul, semble t-il temporaire, du gouvernement sur la réforme des lycées, telle que M. DARCOS l’avait imaginée, doit nous permettre de réaffirmer la nécessité d’un lycée ouvert à toutes les dimensions de la culture et offrant un socle suffisamment étendu.
4°) Dans les collèges, l’absence de politique cohérente en terme de moyens renforcés pour les élèves en difficulté est préjudiciable. Les dotations horaires des collèges sont encore distribuées de manière malthusienne et ne sont pas volontaristes pour assurer un socle commun et mieux aider les élèves en difficulté, sans obliger les conseils d’administration à effectuer des arbitrages contre nature.
5) Dans l’enseignement supérieur, les I.U.T. sont particulièrement inquiets pour leur avenir et spécialement pour la pérennité de leurs financements. S’agissant des universités, la loi LRU n’a pas finit d’instiller le venin d’une concurrence débridée et maintenant la remise en cause du statut d’enseignant chercheur suscite une réaction hostile de ceux-ci.
Pour l’ensemble de l’enseignement secondaire et supérieur la détermination du gouvernement de systématiser une logique concurrentielle entre établissement ne peut que remettre fondamentalement en cause le service publique et sa logique d’égalité républicaine. Au demeurant celle-ci n’est pas ennemie de la qualité mais elle est le socle d’une société démocratique.
Ces assises ont pour objectif de bien mettre en lumière les critiques exprimées à l’encontre de mesures qui portent atteinte au service public. Mais, elles ont également pour objectifs de dessiner des revendications importantes à l’égard de l’éducation nationale pour notre ville.
II) Ainsi, alors même que le gouvernement entant systématiquement supprimer des postes dans le primaire (RASED etc..) comme dans le secondaire (remise en cause des SEGPA etc..), des exigences apparaissent bien par exemple pour notre ville
a) Exiger des postes pour la vie scolaire, aspect fondamental des attentes à l’égard des collèges spécialement. Il convient cela a déjà été évoqué, refuser le discours du classement des établissements et celui sur la performance. Celui-ci a pour but de valoriser des établissements souvent privés qui, la plupart du temps, n’ont aucun mérite de prendre des enfants ayant un bon niveau et de ne pas les mener à l’échec. Les indicateurs de réussite, avec ceux relatifs à l’origine sociale des jeunes doivent simplement orienter la puissance publique pour connaître vers quels établissements des moyens supplémentaires doivent être dirigés.
Chacun des parents d’élèves des collèges sait combien la présence de personnels qualifiés, pour assurer la sérénité et la vie scolaire au sein des établissements est déterminante.
Dans le passé, l’Education Nationale recrutait des surveillants qui étaient des étudiants, souvent déjà diplômés, et qui, par un statut particulier, offraient des garanties d’intervention en ce domaine.
Avec les politiques de ces dernières années de recrutement selon des critères plus relatifs à la lutte contre le chômage que pour un encadrement de vie scolaire de qualité, nous avons assisté à une dégradation sensible.
Les récentes annonces de personnels chargé uniquement, dans quelques établissements, de veiller à l’absentéisme ne correspond pas aux enjeux dans une ville comme la nôtre. Il faudrait que chaque collège ait au minimum 2 conseillers d’éducation, et pour certains 3, afin de garantir tous les jours de la semaine, du matin au soir, tant vis-à-vis des jeunes que des parents, un contact régulier et efficace.
b) Renforcer les postes d’enseignants documentalistes
Vous savez l’importance du travail réalisé dans les Centres de Documentation et d’Information (C.D.I.). Il s’agit d’un lieu qui favorise le travail d’équipe des enseignants et qui est à même d’enrichir grandement, tant les enfants les moins en difficulté que, bien entendu, ceux qui sont les plus en difficulté scolaire.
Au demeurant, le travail réalisé par les documentalistes est souvent déterminant pour lutter contre l’échec scolaire.
C’est pourquoi, afin que les C.D.I. soient ouverts également du matin au soir, tous les jours de la semaine, quoi de plus naturel que d’exiger que ces structures soient animées par 2 enseignants documentalistes ?
c) Enrichir le choix de langues
Dans notre ville tout spécialement, nous devons être sensibles à l’appauvrissement de l’enseignement des langues, et surtout à la réduction des choix offerts au regard des origines multiples des habitants de notre cité, en considération des enjeux économiques et de l’intérêt que nous soyons le plus grand nombre à connaître les cultures et les langues de nombreux pays du Monde.
Il est scandaleux que le choix des langues offert dans les collèges et lycées de Vitry soit si réduit. Il faut une politique volontaire dans ce domaine.
Notre département, ouvert à l’international avec le MIN de Rungis, des entreprises de renommée mondiale (SANOFI AVENTIS….), des hôpitaux au rayonnement également mondial, enfin un aéroport international, doit bénéficier d’une attention particulière. Il est légitime que nous l’exigions pour la vallée de la Seine.
d) Développer des filières Post Bac – BTS – classes prépa
Enfin, entre Créteil et Cachan, nous avons un vide en matière de filières Post Bac, notamment en terme de classes préparatoires et d’Universités.
A cet égard, nous pouvons nous réjouir que le Conseil Général ait pour projet que le domaine de Chérioux se spécialise dans la formation de la recherche et que des contacts soient établis, notamment avec l’Université Paris XII pour que celle-ci s’implante plus sur ce site. D’ores et déjà, l’I.U.T. (Chimie et Réseaux Télécommunication) offre des licences professionnelles et un laboratoire de recherche s’implante sur Vitry. Cette dynamique doit se poursuivre.
III) – Notre ville est légitimement attentive à l’enseignement secondaire et supérieur. Certes, les lois de décentralisation ne nous ont pas confié cette compétence. Mais elle est au cœur de nos préoccupations.
1°) Vitry porte une attention particulière vis-à-vis des parents d’élèves. Une première rencontre a eu lieu le 24 novembre 2008 avec les représentants des parents d’élèves au sein des conseils d’administration des collèges et lycées. C’est une étape. Elle devra être renouvelée certainement deux fois par an. C’est l’engagement du programme municipal.
2°) Nous devrons travailler à l’aménagement des rythmes scolaires, notamment pour les collégiens et leur permettre d’exercer des activités culturelles ou sportives au sein des écoles municipales ou des différents clubs.
Il faut que la concertation avec l’Education Nationale se développe et nous améliorions le dispositif des classes CHAM/CHAD. La question est posée de mieux coordonner les horaires des Ecoles Municipales Artistiques et ceux des collégiens qui ont parfois des ½ journées de libre, à ne savoir que faire.
3°) S’agissant des collectivités locales, l’Etat avec le gouvernement que l’on ne sait plus nommer (Gouvernement Fillon ou Sarkozy ?) tente de mettre toujours plus à leur charge des missions qui devraient bien rester de la compétence de la Nation. Pour mémoire, le transfert des personnels techniques ouvriers de service (ATOS) sur le budget des départements et régions.
Cette critique pointue de l’Etat ne doit pas nous affranchir de la nécessité de mieux travailler entre collectivités concernées afin de placer encore mieux les collèges au cœur des quartiers et les lycées au cœur de nos villes.
A cet égard, la question de la construction d’un collège au sein du quartier du Port à l’Anglais et de la gare est une urgence impérieuse. De manière générale, l’insertion des collège au « cœur des quartiers » doit être travaillée avec les écoles primaires et les parents.
Enfin, le développement du C.F.A. Rabelais est posé. Nous devons progresser avec l’Education Nationale et certainement la Chambre des Métiers.
Soyons porteur du mouvement revendicatif qui se développe. Soyons attentifs à des formes de lutte qui soient unifiantes. Les manifestations organisées notamment en fin de semaine sont à cet égard des initiatives unifiantes. Le gouvernement supprime l’école le samedi ? Manifestons le samedi. Le gouvernement veut que nous travaillons et consommions le dimanche ? Manifestons le dimanche !
Notre ville, en confiant la délégation que j’assume à l’un des adjoints au Maire, manifeste que ce qui se passe dans les collèges et les lycées n’est pas indifférent à notre commune. Dans chacun des collèges et lycées, sont présents des jeunes Vitriots et des parents eux-mêmes de notre ville….
Souhaitons un plein succès à ces assises, veillons à ce que les dimensions de l’enseignement secondaire et supérieur apparaissent bien.
Restons vigilants pour notre commune, pour le service public de l’Education Nationale, premier fondement de notre république sociale !
21:10 Publié dans défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assises de l'éducation
05.02.2009
pour le service public de l'éducation nationale
Les manifestations du samedi doivent prendre une ampleur inégalée car elles sont le lieu de rencontre de tous...
Et certainement un mode de lutte adapté adapté à une lutte longue et résolue face à un gouvernement particulièrement déterminé
Voici, en entier, l'information ci dessous diffusée par la FCPE 94
la FCPE 94 et les syndicats enseignants du 94 Cgt Educ’action, Ferc Cgt, Sud Education,
FSU (Snuipp, Snes, Snep, Snesup , Snuep, Snasub), SNUDI-FO, SE-Unsa appellent à une :
Manifestation départementale unitaire
Parents-Enseignants
Samedi 7 février à 10h
du Rectorat à la Préfecture
RDV Place Enesco à CRETEIL
Une audience au Préfet a été demandée
Pour une école publique de la réussite pour Tous !
Après les succès de la manifestation du 17 janvier, de la nuit des écoles et de nombreuses initiatives locales (occupations, délégations…) contre les réformes Après l’immense succès de la grève et manifestation interprofessionnelle public-privé du 29 janvier, Malgré la forte mobilisation, Darcos maintient ses réformes avec la suppression de 13 500 postes.
Les conséquences sont désastreuses :
- 3000 postes RASED en moins, malgré les annonces en trompe l’œil du ministre, le nombre total de suppressions restant identique et les missions des maîtres spécialisés annoncés en surnuméraire n’étant pas précisées. Sur le département c’est la disparition programmée de 99 postes réseau sur 247, soit – 40%.
- Préparation de la carte scolaire dans le 1er degré (mesures de fermetures/ouvertures de classes), avec 6 000 suppressions de postes alors que l’on attend 15 000 élèves supplémentaires.
- Suppression de 2h d’enseignement pour tous les élèves.
- Maternelle et scolarisation des 2-3 ans remises en cause.
- Des possibilités de remplacement des enseignants absents réduites à peau de chagrin
- Casse des Section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) avec la disparition de 5ème après celle de 6ème ou leur regroupement.
- Suppression des Institut de formation des maîtres (IUFM), fin du statut des enseignants chercheurs…..
La mobilisation se propage : après les lycées, le premier degré,… l’université entre dans le mouvement en lançant une grève cette semaine Après le report sur les lycées, exigeons l’abandon de l’ensemble des réformes Darcos/Pecresse
06:52 Publié dans défense de l'école publique, éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2009
"les assises vitriotes" ....pour une éducation nationale de la réussite pour tous
La commune organise des rencontres qui vont se tenir régulièrement
il s'agit des
"ASSISES VITRIOTES pour une école de la réussite pour tous"
les dangers des réformes actuellesquelle école pour quelle société?
La première rencontre est programmée pour le
mardi 3 février 2009 à 19h dans les salons de l'hôtel de ville.
Voilà une initiative intéressante pour tous les vitriots, parents d'élèves, enseignants, personnels d'éducation, citoyens attachés au service public, et tout sépcialement l'un des premiers, l'éducation nationale.
Que ce soit en maternelle, en élémentaire, en collège, en lycée, en université, l'education nationale doit être défendue et développée au regard des enjeux d enotre société.
Emparez vous de ce débat.
07:41 Publié dans éducation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assises




